J'veux du soleil

J'veux du soleil
L'été, le sable, le ciel bleu, la mer, les amis, les soirées, la musique, les concerts, les séances de bronzations, les délires, les souvenirs, les rencontres, les jeux, les découvertes, le soleil


Loin des révisions, du bac, de l'avenir, des chagrins d'amour, des complications, de la fatigue, du reveil, du bus, de la sonnerie du lycée, des cours, du stress

J'veux pouvoir m'endormir sans me demander de quoi demain sera fait. J'veux pouvoir m'endormir sans attendre ce coup de telephone que je recevais quotidiennement pendant 8 mois et que je ne recevrai plus. J'veux me reveiller le matin en me demandant ce que je vais faire aujourd'hui, sans train train quotidien. J'veux jouer de la guitare pendant des heures, jusqu'à m'en faire mal aux doigts ou casser une corde. J'veux chanter fort sans me demander si quelqu'un m'entend. J'veux aller à la Japan Expo et revoir tous ces gens qui partagent ma passion. J'veux que tout s'arrange pour Amélie, parce que ça me fait du mal de la voir comme ça. J'veux son bonheur. J'veux revoir les goudous, que tout soit comme avant. J'veux passer du moment avec ma femme, à parler de nos amours passés, présents, et futur. J'veux rencontrer encore des nouvelles personnes. J'veux recouvrir de sable l'idiot bien foutu de cet été (ici présent sur cette photo), parce que même s'il est con, il me faisait rire. J'veux rejouer à Hali Gali avec Hélène, Kevin et ses amis. J'veux gagner un Reflex. Et puis un MAC aussi. J'veux une guitare electro-accoustique. J'veux un ampli Marshall avec, biensûr. J'veux habiter dans ma nouvelle maison. Emménager dans ma nouvelle chambre. J'veux aller à la méthode Cauet, dont j'attends des nouvelles. J'veux garder au près de moi toutes ces personnes du lycée qui comptent tant pour moi. J'veux avoir le temps et la motivation pour faire du sport. J'veux voir mon Chou d'amour <3. J'veux me plaire. J'veux que mes cheveux poussent très vite. J'veux prendre 1cm de plus pour pouvoir dire sans mentir, que je fais 1m70. J'veux avoir mon bac. J'veux aller à l'école Gustave Eiffel. J'veux visiter Paris. J'veux du bonheur. J'veux du soleil.!

# Posté le samedi 24 mai 2008 18:40

Modifié le lundi 04 août 2008 05:18

Bac bac bac bac bac ...

Bac bac bac bac bac ...
Bachelière !

# Posté le vendredi 04 juillet 2008 09:04

Modifié le dimanche 07 septembre 2008 14:40

<3

<3
On va apprendre à se connaitre maintenant.
je t'aime p'tit frère. <3

# Posté le dimanche 31 août 2008 18:07

Modifié le mardi 21 octobre 2008 16:38

Vouloir oublier quelqu'un, c'est y penser.

Vouloir oublier quelqu'un, c'est y penser.
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Ceux qui s'aime d'abord avec la plus violente passion contribuent bientôt chacun à s'aimer moins, et ensuite à ne s'aimer plus. Quelque délicat que l'on soit en amour, on pardonne plus de fautes que dans l'amitié. Être avec des gens qu'on aime, cela suffit; rêver, leur parler, ne leur parler point, penser à eux, penser à des choses plus indifférentes, mais auprès d'eux, tout est égal. Les froideurs et les relâchements dans l'amitié ont leurs causes; en amour il n'y a guère d'autres raisons de ne s'aimer plus que de s'être trop aimés. Les amours meurent par le dégoût, et l'oubli les enterre. Cesser d'aimer, preuve que l'Homme est borné et que le c½ur a ses limites. C'est faiblesse que d'aimer, c'est souvent une autre faiblesse que de guérir. On guérit comme on se console: on n'a pas dans le coeur de quoi toujours pleurer et toujours aimer Il devrait y avoir dans le c½ur des sources inépuisables de douleur pour certaines pertes Ce n'est guère par vertu ou par force d'esprit que l'on sort d'une grande affliction: l'on pleure amèrement, et l'on est sensiblement touché, mais l'on est ensuite si faible ou si léger que l'on se console.

Jean de La Bruyère - Les Caractères

# Posté le mardi 30 septembre 2008 14:58

Modifié le lundi 15 juin 2009 15:50

Schtroumphette et son amant. Photo: Canon EOS 450D

Schtroumphette et son amant. Photo: Canon EOS 450D
« Hier, j'ai relu avec nostalgie notre correspondance.
J'avais gardé quelques lettres, des cartes postales, des photos...
La preuve que le chagrin s'efface, c'est que ça ne m'a pas fendu le c½ur de retourner sur ses traces.
Le temps passe, me direz vous.
Oui, le temps file, « hémophile », et avec lui, emporte les turpitudes, les affres, les tourments.
Je lui ai en donné des années à ce chagrin d'amour ! 5 longues années en tout.

Il faut vous avouer que notre rupture ne fut pas brutale. Il ne mourut pas, ne disparut pas alors qu'il était parti faire une course, ne me quitta pas pour une autre. Ce fut plus cruel encore : il cessa tout simplement de m'aimer... mais petit à petit, dans le doute, hésitant entre l'amitié, ou la pitié.

Je l'ai quitté vingt fois et vingt fois il revint, quand ce ne fut pas moi. Nous revînmes l'un vers l'autre inlassablement, comme la vague qui s'éloigne au large, dentelle sur dentelle, et revient sur ses pas, fidèle, toujours, à la même rive. J'avais fini par croire que nous étions indissociables, tant nous manquions à l'autre lors de ces éloignements. J'ai pensé certains jours que je souffrirais toute ma vie ce calvaire d'une peau à jamais défendue, parce qu'il ne me désirait plus alors que mon propre désir, lui, ne cessait de me martyriser. C'était insupportable mais je tenais tout de même, car j'expérimentais l'absence et elle me semblait encore moins supportable que de vivre avec lui sans le toucher.

La frustration me rendit malade. Vraiment. J'avais beaucoup maigri et je pleurais souvent. J'ai caché ce chagrin à mes proches le temps qu'il dura.
J'ai dit plus haut que je lui avais donné du temps, à ce chagrin d'amour, pour qu'il cessât de me hanter. Installé confortablement, il a pris cependant tout son temps pour me labourer le c½ur, me rendre si malheureuse au point que j'implorais la mort de me délivrer.

Je ne voulais pas tirer un trait sur notre histoire, peut-être parce que je croyais qu'elle serait la dernière et parce qu'avant qu'il ne m'aimât plus, il m'avait violemment et ardemment désiré.
J'avais investi tellement de mon âme dans notre rencontre, et tant espéré qu'elle fut unique et éternelle, que l'idée de renoncer me rendait à la fois terriblement impuissante et désespérée.

Un jour, alors que je lui demandais de me dire qu'il avait cessé de m'aimer, puisqu'il ne parvenait plus à me dire « je t'aime », il a eu cette phrase magnifique qui me frappa aussi violemment qu'une gifle :
« Mon amour pour toi s'est transformé en une amitié très forte et indestructible. »
L'écrire aujourd'hui provoque encore la même émotion au fond de moi. J'avais cessé d'être son amie pour devenir son amante. Le fait qu'il ramena notre amour au sentiment qui l'avait fait naître fut un déchirement. Revenir à la source m'était impossible, et je sentais confusément que pour lui, désormais, revenir à la chute serait également inconcevable.

Il pensait sincèrement que notre amitié, ou tout du moins, que son indéfectible attachement aurait raison de mes réticences, que mon amour se rangerait à la raison. Tout cela lui faisait certainement peur. Car je n'étais pas raisonnable. Il a toujours sous estimé la force de mon engagement. Il a sous estimé la blessure, l'incommensurable douleur. Il avait juré qu'il m'aimerait toujours. Je l'avais cru.
Je vous l'avoue, j'ai tout tenté pour le reconquérir et c'était pathétique : la fuite, la prière, la jalousie, les menaces, la séduction et même, la promesse d'une amitié sincère et désintéressée... C'est vous dire !

Parfois, c'était tellement dur que je m'enfonçais dans le silence pendant plusieurs jours. Durant ce temps, je me consumais à petit feu dans la détresse et la mortification.

Chagrin d'amour...
Je mis 5 ans avant de lâcher prise.

Un jour, ce fut trop.

Je ne raconterais pas comment nous nous sommes quittés, mais le fait est que nous le fîmes.

La rupture ne me guérit pas pour autant.
Pour guérir, il fallut cesser de croire...


Le chagrin d'amour peut tuer. Le mien ne me tuât point.
Ce fut tout comme. »

Un texte de Corinne.

# Posté le mardi 21 octobre 2008 14:23

Modifié le jeudi 23 octobre 2008 17:17